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Lutte contre le dopage

La Commission Interfédérale Disciplinaire en matière de Dopage

En décembre dernier, c’est dans un esprit de mutualisation des coûts et des compétences que les représentants de 35 fédérations sportives francophones se sont réunis en vue de créer la Commission Interfédérale Disciplinaire en matière de Dopage, en abrégé C.I.D.D.

Cette association a pour objet la création et l’organisation d’une instance disciplinaire qualifiée et impartiale chargée de traiter, en première instance, les cas de dopage qui surviendraient dans les fédérations adhérentes.

Concrètement, la C.I.D.D. a mis en place une instance disciplinaire indépendante à laquelle les fédérations francophones adhérentes auront recours dans tous les cas où un sportif – amateur ou professionnel à l’exclusion des sportifs internationaux au sens du décret du 20 octobre 2011- affilié à un de leurs cercles serait éventuellement poursuivi dans le cadre du décret du 20 octobre 2011 ou d’une disposition du code mondial antidopage de l’Association mondiale antidopage (AMA). Cette instance sera amenée à rendre une sentence disciplinaire qui sera toujours susceptible d’appel devant la Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport (C.B.A.S).

Document à télécharger :  C.I.D.D. – Règlement de procédure

 

Victoire sans le dopage

Les principes d’un sport sain

Qui peut nier aujourd’hui que le dopage soit une réalité? Peu à peu, insidieusement d’abord et de plus en plus franchement, le dopage sape l’image du sport, ses valeurs et son éthique.
Professionnels ou amateurs, des sportifs de tous niveaux décident de recourir à des éxpédients pour améliorer leurs performances, en outrepassant leurs capacités physiques. Ils trichent avec eux-mêmes, ils trichent avec les autres.
Il est temps d’inverser cette tendance de banalisation du dopage et de réinsuffler le respect de la santé du sportif et le respect de la compétition loyale.

Les stimulants (amphétamines, cocaïne, éphédrine…), les narcotiques (héroïne, morphine, opium,…), les bêta-bloquants, les cannabinoïdes (cannabis,…), les bêta-2 bloquants (les personnes atteintes d’asthme médicalement prouvé bénéficiant d’une dérogation), les diurétiques, l’EPO, la testostérone, les corticostéroïdes et les hormones de croissance sont non seulement interdits mais ont également des effets néfastes sur la santé (au niveau du mental, des muscles, du sang, de la virilité, de la fatigue ou du métabolisme) et de très nombreux effets secondaires.

Pourquoi lutte-t-on contre le dopage?
Au cours des années 60, les autorités sportives et civiles ont progressivement pris conscience de l’importance prise par la consommation de médicaments dans le sport, notamment les amphétamines à l’origine de véritables drames comme la mort du cycliste Tom Simpson sur les pentes du mont Ventoux en 1967. Deux ans plus tôt, la Belgique avait été le premier pays au monde à adopter une loi pour protéger ses champions. Au fil des années, cet arsenal juridique s’est considérablement renforcé. En 2001, la Communauté Française de Belgique a adopté un décret qui réglemente les contrôles et vise à responsabiliser les sportifs mais également les fédérations dans leur rôle d’encadrement.

Qui est chargé des contrôles ?
Des contrôles peuvent avoir lieu sous l’autorité de l’organisation sportive ou sous celle des pouvoirs publics. Dans le premier cas, et selon la fédération concernée, ils consistent en prises d’urine mais des analyses de sang peuvent néanmoins être demandées directement ou pour ordonner une mise à l’écart ou diligenter des recherches. Dans le second cas, seules des prises d’urine sont actuellement d’application, même si il a été largement prévu de pouvoir réaliser des prélèvements sanguins, de cheveux, de salive ou de ravitaillements (nourriture, compléments alimentaires). De plus, des fouilles dans les véhicules, vêtements, bagages et équipements des sportifs et des personnes qui les assistent peuvent aussi être effectuées.

Qu’est-ce qu’un contrôle inopiné ?
Les sportifs font régulièrement l’objet de contrôles en compétition, mais également dans les périodes d’entraînement. La procédure est identique. Seule la liste des produits diffère légèrement. Hors compétition, on ne sanctionnera pas la présence d’une série de substances : stimulants, narcotiques, cannabis et glucocorticoïdes.

Que risque-t-on pour consommation de produits illicites?
Les athlètes convaincus de dopage essuient une sanction disciplinaire fixée par la fédération sur base d’un règlement international. En clair, ils seront privés de participer aux compétitions pendant une période définie. Leur responsabilité se limite à cela. En revanche, des sanctions pénales (amendes, prison) sont prévues pour ceux qui favorisent, organisent ou facilitent la consommation de produits dopants.

Comment savoir qu’un produit est interdit?
La liste des produits et méthodes interdits est celle du CIO (Comité International Olympique) et de l’AMA (Agence Mondiale Antidopage). Cette liste, mise à jour régulièrement, peut être consultée à l’adresse suivante :www.dopage.be. Cette information est également disponible sur la base des noms commerciaux de ces substances à l’adresse : www.cbip.be. Dès lors, il est demandé que chaque sportif fournisse, le plus rapidement possible, à sa fédération et plus particulièrement à sa commission médicale, les certificats médicaux ainsi que la liste des médicaments pris dans le cadre d’une pathologie aigüe ou chronique, ainsi que tout dispositif médical ou alimentation particulière en cours. Celle-ci pourra alors vérifier le caractère licite de ceux-ci et proposer, le cas échéant, des solutions alternatives à ces produits afin de prendre en connaissance de cause la décision de faire concourir ou non le sportif concerné.

Peut-on être  » positif  » au contrôle antidopage en consommant des produits de l’effort ?
La réponse est clairement oui. Il importe de bien analyser la composition de ces compléments alimentaires pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de produits interdits. Et encore, cela ne suffit pas toujours! En cours de production, certaines préparations sont contaminées, sciemment ou accidentellement, par des substances dopantes sans que cela n’apparaisse sur l’emballage. Faites preuve d’un maximum de méfiance. Surtout dans le cas d’achat par correspondance via internet.

Dopage et médicaments

Les sportifs, comme tout le monde, peuvent contracter des maladies ou être dans un état qui requiert l’usage de médicaments particuliers.

Comment réagir en cas de maladie ?

Dans le cadre d’un traitement médical, il y a deux façons de se procurer des médicaments : sur ordonnance de votre médecin ou en vente libre directement dans une pharmacie.

Chaque fois que vous avez besoin d’une ordonnance, vous devez rappeler à votre médecin que vous êtes un sportif et, à ce titre, que vous êtes soumis aux règles antidopage. Votre médecin doit s’assurer que le médicament prescrit ne contient pas de substance interdite.

Si vous avez besoin d’un médicament qui n’exige pas d’ordonnance (en vente libre), il vous est particulièrement recommandé de consulter votre fédération ou de présenter la liste des interdictions à votre pharmacien et de lui demander son aide avant de choisir un produit.

Par ailleurs, après avoir choisi le médicament adéquat, assurez-vous que vous prenez exactement celui qui est recommandé. Certaines marques proposent, en effet, plusieurs variantes du même produit (sans effet de somnolence, à soulagement rapide, extra puissant, effet longue durée, etc.). La formule étant chaque fois différente, il y a un risque réel que l’une d’entre elles contienne une substance interdite, alors qu’elle serait absente dans une autre.

Néanmoins, si la substance que vous êtes amené à prendre pour traiter votre maladie est contenue dans la liste des substances & méthodes interdites, une Autorisation pour Usage à des fins thérapeutiques (AUT) est exigée.

Comment savoir si le médicament que je prends est interdit ?

En consultant le site du Centre Belge d’Information Pharmaceutique, www.cbip.be, celui-ci vous permet de saisir à l’aide d’un clavier virtuel la première lettre du nom commercial ou de la substance active recherchée.

Une fois le médicament trouvé, vérifiez si celui-ci possède ou non le sigle « D » ou « d », qui signifie qu’il est présent sur la liste des substances interdites en sport.

En positionnant votre souris sur l’icône « D » ou « d », un lien hypertexte vous précise les interdictions spécifiques à ce médicament ou à cette substance.

 

 

Législation dopage

Décret du 20 octobre 2011

Décret relatif à la lutte contre le dopage

Arrêté du 8 décembre 2011
Arrêté du Gouvernement de la Communauté française portant exécution du décret du 20 octobre 2011 relatif à la lutte contre le dopage.

Décret du 8 mars 2001
Décret relatif à la promotion de la santé dans la pratique du sport, à l’interdiction du dopage et à sa prévention en Communauté française.

Arrêté du 18 juin 2001
Arrêté du Gouvernement de la Communauté française relatif à la commission francophone de promotion de la santé dans la pratique du sport.

Arrêté du 8 février 2007
Arrêté du Gouvernement de la Communauté française nommant les membres de la Commission francophone de Promotion de la Santé dans la pratique du Sport.

Code mondial antidopage
Le Code mondial antidopage a été initialement adopté en 2003. Il est entré en vigueur en 2004.
La présente version comprend les révisions du Code mondial antidopage telles qu’approuvées par le Conseil de fondation de l’Agence mondiale antidopage le 17 novembre 2007. Cette version révisée du Code mondial antidopage est entrée en vigueur le 1er janvier 2009

Liste des substances interdites
Liste des produits et méthodes interdites en matière de dopage pour l’année 2012.